
Ursarkar Ursarkar est un monde imaginaire fantaisiste. Celui- ci est divisé par plusieurs races ayant chacunes un but précis. Incarnez votre personnage et devenez une légende... |
| | 98 hommes et un héros de guerre | |
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| Auteur | Message |
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Gryf Guerrier


Age : 16 Inscrit le : 31 Juil 2008 Messages : 48 Dons : Sang d'orkoïde, régénération, vue développée Objectif de votre perso : Devenir un puissant chef orc Alignement : Différent !
 | Sujet: 98 hommes et un héros de guerre Jeu 21 Aoû - 17:53 | |
| L'air n'était pas oppressant pour un sou, n'en déplaise aux poètes, alors que les deux armadas allaient s'affronter. Le ciel, d'un orange paisible, semblait inviter la horde orc à se frotter aux forces humaines dès l'instant. Gryf, affalé sur un taureau imposant et armé d'une bûche en bois donna alors le signal ; et l'armée orc s'ébranla. Discipliné, le humains saluèrent leurs ennemis de toujours en leurs tournant le dos avec un bel ensemble. Et l'assaut commença. Les clameurs du champ de bataille se résumèrent uniquement à des bruits d'os brisés, et de cartilages déchirés ; c'est le son que faisait un humain lors de sa mort, qu'il soit tué d'un coup d'épée, de gourdin, ou de flèche. Et apparemment, les humains avaient oubliés de se retourner pour faire face à leurs ennemis. L'issue de la "bataille" ne semblait faire aucun doute. Gryf allait de nouveau remporter une brillante victoire... Quand une odeur de brûlé lui assaillit soudain les narines !
Dessillant les yeux, sortant à regret de son doux rêve, l'orc vit ce qui n'allait pas. Allongé de tout son long sur une table au milieux de la pièce, il lui suffisait de lever les yeux pour voir un toit enflammé, les baisser et les tourner pour voir le sol et les murs dans le même état... Et enfin, respirer pour comprendre que la défunte grand-mère n'était peut-être pas si mauvaise que ça. Par delà les effluves de la maison flambante, une douce odeur de chaire grillée planait ! Pendant sa sieste, le feu avait dû fragiliser une bûche, la faisant s'affaisser avec toutes les braises qu'elle soutenait, hors de l'âtre. Celles-ci durent mettre feu aux habits de la vieille, faisant flamber sa demeure tout de bois bâtit. Arrivant lui-même à cette conclusion, Gryf hésita au dessus des rugissement croissants du brasier. Devait-il donner un coup de pied à la femme ou au feu de l'âtre ? Cependant, sa faible "attirance" au feu, l'opacité de la fumée et la température croissante eurent raison de son hésitation, et c'est ainsi qu'il se rua dehors.
Oubliant l'épisode de la maison, mentalement déjà loin derrière lui (il prit tout de même note qu'il ne fallait jamais laisser une vieille femme mort près d'un feu), Gryf s'éloigna du lieu du drame. D'après le ciel, le crépuscule n'était pas loin. Parfait, ça lui laissait le temps de dormir une nuit complète ! En quête d'un lieu pour dormir, il se souvint du grand chêne qu'il avait abattu pour le bon plaisir du défunt bûcheron. Bien que ça risquait d'être moins confortable que la table, il ne serait pas piqué par les bestioles au sol ! Il ne songea pas un instant que faisant cela, il s'assoupirai sous un corps réduit en pulpe sanguinolente par ses soins —et ceux de l'arbre—. Cependant, à mi chemin, il bâilla à s'en décrocher la mâchoire, et conclut qu'il valait finalement mieux dormir sur place... Il s'affala dans les hautes herbes.
Cette fois il se réveilla bien au petit matin... Mais guère de son plein grès. Un chien de berger à la fourrure hérissée grognait non loin de son visage, menaçant. Avisant qu'il s'agissait sans doute d'un danger, l'orc se saisit vivement de sa bûche et envoya le chien valdinguer. Un petit cris plaintif fut la première réaction, suivie d'un autre, semblant plus lointain. Puis un hurlement à mort, de plus en plus faible. Il semblait que Gryf avait campé près d'un puits abandonné. Et celons le bruit fait par la fin de la chute du chien, il en déduisit qu'il n'y avait plus d'eau, et ce malgré les efforts incontestable des ouvriers pour creuser plus profondément ! Alors que l'orc ouvrait la bouche en jubilant pour annoncer sa troisième victime, il fut pris par deux doute. Pouvait-il vraiment considérer la mort du chien comme un mort ? Si c'était le cas il lui suffisait de massacrer des fourmis pour remplir son quota... Ridicule ! Indécis, il considéra d'abord que le chien vaudrait un demi point. Mais consciencieux de ne pas appliquer de règles à la légère —il n'était pas stupide !— il fit hâtivement une Règle des Tailles. L'unité serait donc en humain, et un chien vaudrait statistiquement un quart d'homme.
"Et de deux et un quart"
Heureux d'avoir résolu avec brio le casse-tête, Gryf résolut de passer sérieusement au travail. Après tout il avait un poste de chef à acquérir au plus vite ! Alors qu'il faisait quelques foulés au hasard, à le recherche d'une piste à suivre, un souvenir lui revint. Avant d'avoir crée la fameuse Règle des Tailles, il se souvenait avoir eu deux interrogations, deux doutes... Et n'ayant rien de mieux pour occuper son esprit il tenta de se rappeler du deuxième mystère non-résolu tout en marchant. Il s'en souvint, puis remarqua que, concentré, il n'avait pas vu qu'il marchait droit vers la maison incendié où il avait naguère dormi. Un homme était de garde, sur place. Envieux de ne pas oublier de nouveau sa réminiscence au cours de l'altercation, il entreprit de la graver dans sa tête en la répétant : "les chiens savent-ils différencier un homme d'un orc ?"
"Effectivement, et leurs odeur y fait sûrement beaucoup !"
L'étranger sembla s'esclaffer, quoiqu'un peux sombrement. Surprit, Gryf s'interrogea ; l'homme lisait dans son esprit, ou avait-il tout simplement lâché sa pensée à haute et intelligible voix ? Quoiqu'il en soit il avait la réponse à son énigme. Débarrassé du nouveau casse-tête, il daigna tourner son intention vers l'humain. Râblé —mais seulement pour un orc—, il portait une armure de cuire, un couteau de chasse à la cuisse, et un arc à l'épaule. Son visage un instant hilare redevint rapidement plus triste.
"Vous ne semblez pas être le genre d'homme à être capable de ce désastre, étranger. Cependant ne vous étonnez pas d'être questionné ; le salaud qui a brûlé cette maison..." Il désigna d'un air écoeuré les décombres derrière lui. "...Est sans doute encore dans le coin, une battue va être organisée. Auriez-vous vu un gars rôder par ici en venant dans l'coin ?"
Éberlué par les efforts de l'homme pour retrouver le coupable, et l'émotion qu'il affichait, il le trouva très noble et honorable. Serrant les dents de rage, et les yeux humide de compassion, il parla sans détour.
"Oui, un type louche qui coupait du bois. Le bâtard voulait sûrement se faire passer pour un bûcheron quand je suis passé... Il se trouve à une centaine de pas de la maison, aux couverts des bois." Inspirant, il posa dignement une main sur l'épaule du forestier. "Je me nomme Gryf, et je serais heureux de participer à cette battue !"
Un silence succinct passa, mais le regard admiratif de l'homme qui se posa sur lui voulait tout dire. Il l'informa que la maison brûlée n'avait malheureusement pas pu être sauvée car trop à l'écart du village. La feu grand-mère y vivait avec un orphelin qu'elle avait bravement adopté et élevé seule. L'orphelin en question était sans nul doute partit s'engager dans l'armée un peux plus tôt que prévu, paré pour un glorieux destin. Il avait fièrement déclaré son départ en fin de semaine, un jour plus tôt, à la taverne. C'était son rêve. Son coeur serait sans doute déchiré par la nouvelle. Les deux hommes parlèrent jusqu'à midi venu. Ce furent les gargouillis du ventre du noble Gryf qui annonça l'heur. Peux après, son compagnon et lui, liant très vite amitié contre "l'enfoiré qui avait fait ça", furent remplacés par un deuxième homme du village. Son nouvel ami lui avait soutenu que les meurtriers revenaient souvent sur les lieux de leurs crimes... Presque bras-dessus bras-dessous —si Gryf n'avait pas été aussi massif— ils allèrent au village pour se restaurer. Son compagnon du nom de Marvel le présenta à chaque occasion. |
|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Lun 25 Aoû - 11:17 | |
| D'aucuns auraient considérés l'affiliation d'un l'orc avec des villageois endeuillés comme une infâme comédie de sa part. Ce n'était pourtant pas l'opinion de Gryf qui comptait fermement —et en toute honnêteté— trouver, puis tuer le meurtrier en maraude. Malgré sa détermination sauvage, touchant chaque homme du village par sa compassion passionné pour des sinistrés qu'il ne connaissait même pas, il dut ronger son frein. À vrai dire, ce n'était pas qu'à son déplaisir : on le nourrit, et on l'admira pour son altruisme. Pourtant il n'aimait toujours pas envisager l'idée de faire moins de deux points sur sa Règle de Tailles en une journée ! Les villageois lui firent finalement comprendre qu'ils se lanceraient dans la battue seulement après le retour des quatre homme envoyés en éclaireurs, et que rien ne servirait de se lancer à l'aveuglette avant, même tous ensemble. Impatient, il écoutait d'une oreille distraite son ami déjà tout dévoué, Marvel, contant ses dernières échauffourées en tant que forestier, quand un homme accourut, l'interrompant. L'homme en question, un adolescent en fait, était une des personnes envoyées repérer la direction qu'aurait prise le tueur recherché. Il brandissait tout en haletant une touffe d'herbe jaunie, la brandissant à la vue de tous, comme s'il s'agissait d'un lourd fardeau. Sans comprendre ce qui se jouait, Gryf, qui connaissait pourtant la plante —elles poussaient en abondance près des taudis orcs—, fut bien vite éclairé par le ton que prirent les visages des habitants du village... Ce n'était pas une bonne nouvelle.
**Une nouvelle variété de mauvaises herbes ?** Si c'étaient des paysans, sans doute après tout ? Quoi d'autre pourraient les attendre si profondément ?
Puis Marvel gémit, interrompant la réflexion de l'orc, et comme s'il annonçait une épidémie de peste noir, une tornade, ou même la mort en personne, il lâcha le mot : "Orcs". Alors que tous les villageois semblaient paralysés dans l'instant par l'accablement, Marvel parvint à se détacher de l'apathie générale, et alla discuter avec l'annonceur de la funeste nouvelle, encore essoufflé et mort de peur. Le temps que Gryf apprenne que l'herbe ne poussait qu'en faveur d'un toxine libérée par la peau des orcs, Marvel semblait déjà avoir reprit entièrement possession de lui-même, et alla héler les habitants effrayés qui polémiquaient déjà sur le manque de ressource nécessaire pour migrer... Et sur les infirmes ou les doyens qui ne pourraient tout simplement pas entreprendre le voyage.
"Écoutez, tous. Le danger est grand, mais... Apparemment nous avons affaire à un orc isolé. Je sais que l'aspect rarissime de ce cas peut déstabiliser, mais je ne pense pas que nous ne soyons perdus. Si les orcs sont rarement seuls, il n'aura jamais été vu de mémoire humaine une de ces masses grouillantes avoir d'avant garde, et encore moins d'éclaireurs ! S'ils avaient un jour eu un don pour la tactique, cela ferait longtemps que la région serait orc..."
Ayant calmé la panique générale qui s'annonçait un moment plus tôt, Marvel expliqua d'une voix plus posée comment il en était venu à la conclusion. De fait, c'était tout simple, l'éclaireur avait repéré une petite masse d'herbe couché, comme si quelqu'un s'y était assoupis... Puis il avait découvert la plante. Paniqué par l'idée d'avoir un orc dans la région —ce n'était qu'un gosse après tout— il avait seulement paniqué, oubliant d'annoncer l'ampleur de la menace.
"On a tendance à croire ce qu'on craint le plus... Notre imagination aura fait le reste !"
Alors qu'il accomplissait l'exploit de remonter une harde de quidam paniqués, les trois autres éclaireurs revinrent, le dernier n'ayant pas fait choux blanc. Seulement à son teint —aussi pâle que ceux des villageois à l'instant—, le travail du compagnon de Gryf fut vite réduit en poussière... La voix chargée d'émotion, le nouveau venu raconta la vision atroce qu'il avait aperçue ; un cadavre entièrement aplatit, écrasé... Par un arbre. Il n'en savait pas plus. Mais son scepticisme à reconnaître le cadavre fut éloquent ; réduit en bouillie, les hommes se ressemblaient tous après tout ! Étrangement, ce fut Gryf qui trancha. Emettant l'hypothèse que le cadavre était celui de l'orc lui-même... Sans le savoir, il acheva alors le raisonnement de Marvel tentant de rassurer le village. Car l'être humain a aussi tendance à croire ce qui l'arrange ; et c'était le cas de sa théorie. Seul son ami rechigna devant cette accréditation subite à une thèse sans vraiment de fondement, mais tous suivirent l'orc afin d'identifier le cadavre. Si certains villageois plus lucides avaient comptés identifier le cadavre sur ses dimensions, ils furent déçus. L'arbre tombé, non content d'écraser son bûcheron, avait été tracté par une pente douce qui sortait de la forêt. En plus d'être écorché, les os du défunt semblaient avoir étés réduits en bouillis, et le corps avait été étiré plus que de nature par les déplacement du végétal qui l'écrasait depuis un temps déjà. Insistant, Gryf demanda l'aide de trois homme afin de rouler l'arbre sur le bas côté —pour identifier le cadavre—. La disposition qu'il prit, les trois hommes sur la droite, et lui seul sur le côté droit sembla étrange pour tous, sauf pour l'orc. Et ça ne posa pas de problème... L'arbre roula à contrecoeur, et nombreux furent ceux qui se bouchèrent les oreilles entendant les derniers os du cadavre céder sous le tronc. Excédés par la vue du défunt —une pulpe sanguinolente—, personne ne mit en cause le raisonnement de l'ami de Marvel... Et aucun d'eux n'eut le coeur de retourner la chose afin de vérifier la couleur de la peau de son dos (qui avait peut-être été épargné ?). On décida alors de le laisser pourrir sur place. Ce n'était qu'un orc après tout ! Personne ne se demanda comment il était arrivé là... Marvel excepté.
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|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Mar 26 Aoû - 0:09 | |
| ...Pourtant, il ne mit pas le doigt dessus. À moins qu'il ne rechignât trop à soupçonner son récent ami de vengeance —au coeur si plein de sollicitude— ! Perdu, il finit par faire part de ses doutes à Gryf : il doutait qu'un orc puisse abattre un arbre sans raisons, et encore moins mourir dans la manoeuvre... À ceci, son ami lui répondit tout simplement, avec un air légèrement ennuyé, qu'il avait lui-même dit que les orcs étaient stupides... Si Marvel ne l'avait jamais dit, il devait le penser, car il n'émit aucune objection, et prit congé, songeur. Gryf, quant à lui, se sentait mal. Il n'aimait pas cette mascarade. Et il haïssait devoir peser chacun de ses mots, ou réfléchir pour manipuler un coeur noble comme celui de son ami ! Il fut même à deux doigts de tout lui avouer, juste pour soigner son amour propre... Mais les repas que lui firent les villageois reconnaissants en son honneur le retinrent de se confesser : son estomac avait une place d'honneur dans son anatomie, le coeur passait après une bonne digestion ! N'est-ce pas ? À sa grande chance, ce fut aussi à la fin de sa digestion que Marvel revint le voir, lui avouant que les derniers événements l'avaient conforté dans sa décision... Il partirait à l'aube s'engager dans l'armée. Et il en profiterait pour annoncer les funestes derniers événements à Delon —l'orphelin qui avait perdu une nouvelle fois une mère—. Gryf manifesta derechef son envie d'accompagner son ami... Après-tout s'il y avait eu un orc solitaire dans les environs, il y en aurait sûrement d'autres ! Même si Marvel doutait de la nouvelle thèse de l'orc, il avait remarqué sa puissance lors du déplacement de l'arbre-écraseur, et puis sa présence le réconfortait. Ça ne pouvait pas faire de mal... Alors qu'il manifestait son accord, son ami —qui avait visiblement oublié que partir à l'aube signifiait le lendemain matin—, partit annoncer leurs départ en public. Les villageois hochèrent gravement la tête à ces nouvelles, et Marvel n'eut pas le courage de les détromper. Après tout ce serait mieux de partir dès l'instant, il n'aurait pas à retourner les événement dans sa tête indéfiniment ! Il apprécia le "tact" de son ami... Décidément il était hors de tout soupçons ! De fait, Gryf avait entendu parler d'élevage de chiens de guerre à l'armée. L'occasion idéale de faire un "compte rond" ! Autant le faire le plus tôt possible. Car il n'était pas sûr de se souvenir indéfiniment de son score : "deux et un quart". Sautillant d'un pied sur l'autre, il attendit que son ami ne se charge de prendre des vivres pour les deux jours de voyage qui s'annonçaient. Le soleil virait déjà sur un ton orangé, teintant ses nuages d'un rose délicat, quand les deux amis furent sortis une bonne fois pour toute du village... Des deux compagnons, l'humain avait le visage empourpré de rouge, et il ne s'agissait pas d'une allergie. Il avait fallut pas moins d'une bonne heure pour convaincre son compagnon orc de troquer sa bûche, qu'il semblait voir comme une lame légendaire, contre une masse d'arme en cuivre. Celle-ci, bien que moins résistante que du fer, et rouillante, pouvait cependant toujours mieux servir qu'une bûchette, mais Gryf s'était enfoncé dans ses postions... Finalement c'était le temps qui avait finit par faire céder le têtu ami du forestier —il devait se dépêcher de remplir son quota !—. Son compagnon avait même fini par abandonner le morceau de bois mal dégrossit. Enfin, c'est ce qu'il avait dit... Mélancolique pour bien d'autres choses, Marvel ne fut pas aidé par l'attitude morose de son ami. Il pensa que lui aussi avait été affecté par les derniers événements... Même si de son côté, Gryf pestait surtout sur la perte de son arme première, se défoulant sur les arbustes de passages. L'arme ne conserva pas un manche droit bien longtemps.
Ce fut l'oreille de Marvel qui détecta en premier les clameurs du combat. Et même si le crépuscule assombrissait les visions, Gryf parvint à identifier rapidement les acteurs des duels, sa vue excellente aidant.
"Quatre petits hommes... Et... Hum..." Si son compagnon crut qu'il se concentrait sur l'identification des combattants, l'orc peinait surtout sur le fait de compter à plus de quatre. N'étant qu'à deux et un quart, il n'avait pas songé planifier son comptage à l'avance. "...Et plus de quatre humains." Conclut-il, satisfait.
Mais son ami l'avait déjà devancé, forçant l'allure dès l'énonciation de la présence naine. Croyant qu'ils allaient venir en soutient aux humains, c'était logique, il ne se pressa pas. Il aurait bien mieux préfère aider les nains ! En plus de compter pour un demi point, il n'étaient pas bien nombreux comparé aux autres... Assez proche, Marvel tira... Sur un de ses congénères ! Jubilant à l'idée qu'ils allaient finalement tous les tuer sans exception, l'orc retrouva toute sa vigueur, et chargea en beuglant. Sa présence suffit à faire hésiter les humains, remarquant du même coup la présence d'une flèche dans le crâne d'un de leurs équipiers ! La distraction permit aux nains survivants de réduire inextrémis le nombre des humains de trois. Gryf en descendit un pour la bonne mesure : l'homme avait pourtant paré sans problème l'attaque, mais la force de l'orc avait fait le reste... Décidément, c'était pratique ! Se ressaisissant, la bataille se stabilisa un peux... N'étais-ce les flèches de Marvel qui faisaient un ravage. Et la différence ; les autres humains n'avaient pas d'armes de jet pour éclaircir le rang adverse, et étaient de toute façon trop "occupés" pour aller "calmer" l'archer déchaîné. Quand leurs nombre égala ceux qu'ils assaillaient au début, ils tentèrent de fuir... Tournant le dos sans avoir vraiment rompu le combat. Occasion prise par deux nains, et Gryf qui refroidirent à chacun un humain. Les trois fuyards restants furent fauchés par Marvel, qui semblait prit d'une frénésie froide. S'avisant qu'il fallait maintenant écraser les nains, il allait commencer à les "entamer" quand son ami les salua de manière plutôt amicale. Attristé par la nouvelle, quoiqu'heureux de ne pas avoir affaire à ces petites choses tenaces, il baissa les armes. Un nain, qui semblait être le chef, prit dédaigneusement la parole ;
"Nous n'avions pas besoin d'aide..." Un franc sourire suivit. "...Mais nous vous remercions de votre geste ! Dag, chef de la patrouilles avancée, fils de Balin, et maître de cette patrouille, à votre service !"
Les nains semblèrent d'envie de lui faire remarquer sur l'air de la chamaillerie qu'il avait dit deux fois la même chose ; mais le coeur n'y était pas. Apparemment ils étaient tous relativement secoués, malgré un naturel visiblement joyeux, et Gryf devina que la mort d'un de leurs camarades les avaient attristés. Cependant ils auraient bien pu tous y passer. Pourtant ils restaient sombre ! Trop. Il s'en désintéressa. Marvel s'occupa des présentations et de faire la discussion. Ce qu'il fit à merveille, non pas sans avoir jeté un coup d'oeil inquiet à son compagnon... Mais, après tout, il était normal d'être choqué après son premier combat. Il compatissait ! L'orc quant à lui s'intéressait plus aux cadavres de manière mathématique que de manière coupable... Il nota qu'il y en avait douze, et un de nain. Compte tenu du fait que s'il était venu plus tôt il aurait sans doute pu sauver cette vie, il s'attribua un demi point ; après tout il était un peux responsable de sa mort ! Et puisque les nains étaient désormais des "amis", il n'objecteraient sans doute pas de partager ceux qu'ils avaient tués avec lui ; ça lui faisait... Il se surpassait ! Ce fut donc avec un grand sourire satisfait, qu'il prononça ;
"Quatorze, un demi et un quart."
Il trouva le décompte trop long à son goût, et eut envie d'arrondir, un quart de plus, de moins... Il ne put pourtant poursuivre en ce sens, d'un coup ému malgré lui par la procession des nains qui enteraient leur frère d'arme sous des pierres, avec l'aide solennelle de Marvel. Il s'empressa de les aider, avisant un énorme roc, il prit un point d'honneur à le mettre en haut de la pile de pierre, grognant sous l'effort. Ce fut sans doute un coup de chance si le véritable dolmen ne fit pas craquer les os du défunt nain —ce qui aurait compliqué pas mal les choses— ! Marvel soupira de soulagement...
Dernière édition par Gryf le Jeu 28 Aoû - 21:44, édité 2 fois |
|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Mar 26 Aoû - 11:38 | |
| Un éclat de lumière très succinct vint heurter l'iris sensible de l'orc, qui était alors en train de comparer son arme cuivrée cabossée à celle des hommes refroidissants —des brigands de long chemin, celons les nains—. Mais l'éclat qui l'avait éblouit à l'instant lui sembla tout un coup plus intéressant que les armes fines —lames, poignards— des défunts voleurs. Après quelques fouilles, lui valant un regard désapprobateur des nains et une mimique gênée de son brave ami, il en tira des pièces... Et de ce qui l'avait ébloui ; le renvoi du soleil sur les topaz, les grenats, les gemmes... Lui-même ne connaissait pas un des noms divers de ces "cailloux brillants" ! Quand il releva la tête, ce fut pour voir les nains le fixer —ou plutôt les cailloux— avec autant de convoitise que s'il tenait un filon d'or pur. L'un d'eux éleva la voix.
"Hurm, chers alliés" (Il appuya sur le terme) "vu que nous avons combattus ensemble, en partageant nos ennemis, pourrions-nous enfin nous lancer dans le partage du butin ? "
...Et tous les autres nains, qui avaient beau être trois, —ils auraient pu être cent fois leurs nombre en marchandeurs humains les plus véreux—, commencèrent à polémiquer sur les "parts". Compte d'ennemis tués, de temps passé sur le champ de bataille, de l'usure des armes employés (ils évitèrent un peux, en remarquant le maillet distendu de Gryf), de la mort d'un équipier, de blessures subies ou infligées, de... De plein d'autres choses ! L'orc quant à lui continuait la fouille les autres brigands ; mais il avait apparemment fouillé le chef des brigands en premier, car il trouva bien moins de bibelots intéressant sur les autres dépouilles... Mais il empocha l'or. Les nains et le forestier, quoique dépassé, bataillant sur les parts n'y faisant pas attention... Ajoutant une poignée de grenats verts et bleus au butin (qui s'attirèrent un regard rapide d'expert de la part des petits hommes), il déclara qu'il n'en voulait pas... Et il n'eut pas le temps d'ajouter sa demande en échange, noyé par les exclamations ravies naines. Mais il s'avisa finalement qu'il avait fait le bon choix. Un des nains lui proposa, entre deux offres faites à un de ses congénères, de remplacer son "arme" par une bonne vieille masse naine d'acier. La vente du bronze de l'ancienne arme et les gains supplémentaires en pierre précieuse le rembourserai. Il apprit aussi que le bronze, bien qu'utilisé principalement dans l'ancien temps comme arme ou pour décorer, était devenu rare dans la cité naine dans les montagnes... Mais c'était bien-sûr après qu'il eut conclu l'affaire ! Pourtant, il ne le regretta pas, contrairement à Marvel qui lui, était entièrement dépassé par les discussions naines. Et après une éternité ; les nains proposèrent même de camper afin d'achever dignement les négociations, le forestier parvint à s'échapper du groupe, ayant pris une offre de nain à la volée. Le nains continuèrent seuls les discussions animées car eux camperaient visiblement plus d'une jour !
Soulagés ils fuirent enfin les petits hommes, les saluants d'un signe de main, à distance... Vu la position du soleil dans le ciel, ils n'iraient pas bien loin, mais suffisamment (ils l'espéraient), pour ne plus entendre de voix naines à l'horizon ! Marvel n'eut malheureusement pas de répit, car son compagnon chantonnait à chaque pas "quatorze, un demi, et un quart ! Quatorze, un quart, et un demi!". |
|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Mer 27 Aoû - 11:46 | |
| Vint l'heure du réveil. Enfin, même s'il eût été plus correct de parler de celui de l'humain, Gryf dormant encore comme un bienheureux. Assis en tailleur et songeant aux récents événements, Marvel ne put s'empêcher de noter qu'un orc dormait quelques heures seulement, contrairement à ses homologues, dont l'homme. Encore une fois, son compagnon était hors de tout soupçons ! Il ne savait pourquoi il s'acharnait là-dessus... Gryf était un brave type, et ils allaient tous deux rapporter une dure nouvelle à un apprenti guerrier de l'armé. Rien de plus. Il devait en profiter pour se changer les idées ! Après s'être étiré, le forestier se leva enfin, mais son premier pas lui valut une douleur soudaine le faisant glapir de surprise. À l'idée de plantes piquantes, il songea avec amusement à Gryf, qui lui n'avait pas fait attention au bosquet d'orties proches avant de s'endormir comme une souche. Mais c'était bien ce qu'il y avait d'étrange ! Il n'y avait que des herbes banales où il se trouvait... Baissant les yeux, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir qu'un spécimen jaune était coupable de ses tourments, celle même qu'avait brandit un éclaireur au village ? Marvel écarquilla les yeux.
Quand l'orc se réveilla à son tour, baillant et essuyant d'un revers de main la bave qui lui avait échappé, il remarqua son compagnon consterné sur sa couche, les mains sur la tête. Émergeant, une alarme vint tout de même alerter son esprit... Il s'était tourmenté et retourné toute la nuit —des fois rejoignant même la couche de son compagnon qui s'était endormi sur le coup— espérant qu'il se souviendrait le matin venu d'arracher les plantes qu'il aurait fait poussées pendant son sommeil. Visiblement en vain vu que l'humain s'était réveillé avant. Cependant, il ne repéra heureusement pas une de ces plantes, au jaune traître, dans les environs. Mais il fut tout de même de mauvais humeur ; sa naissance avait été tellement prématuré, qu'en plus de manger comme deux —orcs— il devait dormir pour deux —humains— ? C'était injuste ! Rangeant sa couche avec rage, à défaut d'efficacité, il surprit le regard songeur de son ami rivé sur l'horizon... Et quand il repartirent, Gryf eut la désagréable impression de voyager avec un pantin. Son compagnon semblait apathique, traînant ses pas lentement derrière lui. C'était vraiment inhabituel. Donnant un claque amicale dans le dos du forestier, l'orc voulut déclencher une réaction... Ce fut fait, mais pas comme il l'espérait, car la voix de Marvel était sombre et mélancolique.
"Gryf, dit le franchement, crois-tu en l'existence des demi-orcs ? Un genre d'orc garou en somme !" Un rire nerveux. "Impossible ! Mais s'il s'est tramé ce que je pense au village... Il est bien possible que j'en sois un." Une mine hantée attendit la réaction de son ami (et pour combien de temps ?!).
Les mâchoires lui en seraient tombés, et l'orc n'eut aucune envie de le rejeter. Bien au contraire ; lui qui s'était ingénié à ce que sa race ne soit découverte, si Marvel était à demi la sienne, il ne verrait pas pas d'inconvénient si... Lever la comédie serait un soulagement !
"Quoiqu'il en soit, mon voyage est fini. Je le savais, au fond, que l'homme écrasé sous l'arbre était Delon. Pas étonnant ! Et près de sa maison, j'entendais encore les cris de sa mère adoptive avant de mourir ! J'aurais dû m'en apercevoir..." Il le répéta, semblant de plus en plus abattu alors qu'il sautait de conclusion en conclusions. "J'aurais dû... M'en apercevoir dès la mort du chien... Il avait repéré mon insanité plus tôt que tous !"
Gryf fut ébranlé... Non, la grand-mère n'avait pas crié. Contrairement au chien, mais il n'en parla pas. Les orcs et les demi-orcs avaient peut-être un lien mental, mais ce n'était pas au point ! Dignement, il posa finalement un main conciliante sur l'épaule de son compagnon, comme à leur première rencontre. Et sans qu'il ne sache pourquoi, le forestier sembla si ému qu'il pleura comme un bébé... Y réfléchissant, un orc, même à demi, ne s'abaissait jamais à pleurer ! Il était convaincu de la méprise de son ami ! Il en conclut que pour le ramener à l'ordre, soit il devrait le tuer... Soit dire la vérité, mais ça risquait de finir par un mort ! Et bien qu'il ne fut pas contre, il se refusât de tuer Marvel, ou de le laisser dans cet état. Mentalement il se dit que si celui-ci s'enrôlait à l'armée, avec son efficacité à l'arc, il ferait une hécatombe... Et vu que tout ceux qu'il aurait tué le seraient grâce à lui, il grimperai son quota ! ...Et sans songer au comment il comptabiliserai ces points-là, il décida de trouver un moyen de lâcher la vérité... Chaque chose en son temps. |
|  | | Gryf Guerrier


Age : 16 Inscrit le : 31 Juil 2008 Messages : 48 Dons : Sang d'orkoïde, régénération, vue développée Objectif de votre perso : Devenir un puissant chef orc Alignement : Différent !
 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Jeu 28 Aoû - 21:40 | |
| Rien de plus facile que la vérité ? Il faut croire que non. ...Car même dépourvu de toute notion sentimentale, Gryf dut s'y prendre à deux, non, à trois fois avant de trouver un moyen de se confesser. Et ce par soucis de survie personnelle ! De plus, sous la grisaille matinale, et flanqué d'une loque humide de désespoir, l'orc ne manquât pas d'envie de l'achever, d'agacement. Mais son estime était trop hautement placé en Marvel... Pour l'instant ! Prétextant une pluie prochaine, et —c'était un fait— qu'il n'était pas en état de continuer, il l'enjoignit de bivouaquer. Son ami, tel un somnambule, lui obéit sans mot dire. Il s'échoua tel une épave contre un arbre... Tout à son stratagème, Gryf entreprit d'allumer un feu, avec les pierres à feu de son feu ami... Réaliser son initiative, quant à elle, lui sembla prendre une bonne heure ; la rosée humidifiant tous les matériaux du coin ; les étincelles n'allumaient rien. Et quand il parvint enfin à une flammèche, il n'eut pas le coeur de la voir disparaître, demandant finalement au forestier d'alimenter son "feu" à sa place. En fait, ça l'arrangeait, même si c'était un petit pied de nez à sa tactique initiale... Et un bien plus gros pour son amour propre. Rompant de nouveau avec le silence assourdissant de son ami, il fit mine de partir vers les hauteurs qui surplombaient leurs positions.
"...Pour prendre de l'eau fraîche. Pour goûter à tes fameuses herbes infusées. Ça nous changera les idées !"
Malgré son abattement, Marvel faillit se souvenir qu'il n'avait pas entendu parler, ni même ouï quelconque cours d'eau dans les environs. Il mit néanmoins cela sur le compte de ses tortures psychologique, lui faisant perdre contact avec la réalité. Le forestier offrit tout de même son aide, proposant de l'accompagner. Gryf prit conscience qu'il n'avait pas prévu cette réaction. Mais un regard éloquent vers le feu [gâcher tout mon boulot ?] suffit à convaincre son compagnon. Qui était par ailleurs las, et envieux de se morfondre en solitaire, finalement. Atteignant les hauteurs, et allant enfin clamer son identité véridique, il renonça soudainement. La brise l'avait fait frissonner, et la couche chaude de son compagnon qui l'avait tenu chaud la nuit précédente comme au matin, lui manquait déjà. Il revint au bivouaque —où son ami ne s'attendait apparemment pas à le revoir—... Visiblement, Gryf avait oublié de prendre un récipient pour l'eau, et même désespéré, son compagnon dépressif avait dû s'en apercevoir. En honneur à sa logique orc, il garda le plus grand sérieux quand il déclara avoir oublié de prendre de gourdes. Au passage il prit également —en toute innocence— une des petites couchettes de son ami, dans son sac, la revêtant tel un manteau. "Ça caille !" s'était-il justifié avant de repartir sous le regard interloqué de son ami... Une pluie le précéda.
Mouillé et haletant, il eut honte de sa dernière mise en scène, cependant il était tout de même plein d'entrain à l'idée de ce qu'il allait faire. Depuis le temps qu'il se contenait... Une fois en haut du promontoire, il se déshabilla, posant toutes ses trouvailles faites au cour de son expédition, et ne gardant finalement que son vieux pagne. Il repéra également un gros rocher en équilibre sur la montée qu'il avait dû gravir deux fois déjà... La mise en scène serait parfaite ! Il ne manquait que du tonnerre ! Mais il renonça à l'attendre. Se raclant la gorge, et saisissant sa masse naine qu'il brandit lestement, il hurla d'un coup des obscénités orcs (tant qu'à vouloir paraître impressionnant et dangereux, autant se défouler), à crever des tympans. Ni inspiration ni voix ne le trahirent au cour de son discours. Et ça, seul un orc pouvait le faire ! Quoiqu'un nain... Mais il n'y avait aucune fortune à négocier ici. Les échos lui revinrent par intermittence. Silence. Ses oreilles n'entendaient plus le son de la pluie ; c'était bon signe quant à la force de ses propos...
Marvel, ayant émergé de ses sombres pensées par des cris d'animaux qu'on égorge se leva en sursaut, et repéra la silhouette de son ami. Il hurlait dans une langue rauque; frappant du pied et de sa masse sur la pierre avec une sauvagerie dont il ne l'aurait crû capable... Celui-ci sembla d'ailleurs arrêter sa démonstration de furie, quand enfin il prit son élan, masse brandie... Et cogna durement un immense rocher qui dévala la pente avec un bruit de volcan qui s'éveille, résonnant dans toute la vallée. Il n'y avait aucun doute. Aucun. C'était un orc. Bouche-bée, Marvel le vit se détourner, et disparaître sous le déluge de l'averse. Elle ne s'arrêterait sans doute pas avant la fin de la journée. |
|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Dim 31 Aoû - 16:57 | |
| L'horizon était alors nimbé d'un bleu plus profond que le ciel lui-même quand Gryf entendit de nouveau le fracas de la pluie. Ses "révélations" à l'intention de Marvel avaient étés d'une intensité tel que son ouïe avait pris un temps avant de se rétablir... La chose faite, il réalisa alors qu'il avait dû marcher des lieux entiers, sa solitude ajoutée de sa surdité lui faisant sans doute perdre ses repères temporels... Il réalisa aussi avec stupeur que, sa masse d'acier exceptée, il avait oublié ses affaires sur place. Il effleura l'idée de retourner sur ses pas quand l'idée de faire tout ce chemin pour quelques frusques trempées, —son or étant resté dans une cache innommable dans son pagne—, l'y retint. Il eut tout de même une pensée émue pour le fagot de bois qu'il avait dissimulé précédemment dans ses bagages, et qu'il abandonnait à présent, avant de poursuivre son chemin...
Le bleu surnaturel, repéré plus tôt à la limite du ciel, se révéla finalement être une mer —soit un grand lac—. Cette découverte n'émerveilla pas le moins du monde l'orc érrant; il était surtout agacé à l'idée de devoir dévier sa trajectoire ! Contrit, il accéléra le pas, cherchant inextrémis à détourner la masse d'eau... Sans réaliser l'énormité de la tâche ; surtout qu'il ignorait qu'il ne se trouvait ni plus ni moins sur une île ! Mais cela il ne l'aurait découvert qu'après quelques mois de voyage infructueux...
C'était sans compter l'esprit original de l'animal, et sa Règle des Tailles. Bien qu'il ne doutât pas que son compagnon forestier ferait désormais son quota à se place, il était temps pour Gryf d'arrondir son score au risque de l'oublier ! Et c'est ainsi qu'il se détourna de l'étendue salée, sans même avoir distingué le sable, le sel, et les vagues qui auraient mobilisés son cerveau pendant longtemps... Débouchant au hasard sur un bois légèrement éparse, il entreprit de chasser. Si c'était comestible, tant mieux ! Il commençait à avoir l'estomac dans les talons. Ses quelques heures de "traque" sylvestre furent couronnés d'une leçon ; il ne savait pas chasser. Dépité, il aperçut naguère un arbre aux racines saillantes. Son cerveau ne fit qu'un tour ; il avait son repas, et son quota ! Il cassa donc, à la masse, une vingtaine de racines de végétaux divers qu'il ingurgita sans vergogne. Le "repas" ne le nourrit pas, mais eut au moins la vertu de le contenter quand il lâcha après une légère hésitation ;
"Seize !"
Cette "tuerie" n'était sans doute pas bien glorieuse ; mais ces racines, une fois assemblées, atteigneraient sans doute le volume d'un chien... C'était ce qui comptait, non ? Mais l'orc avait tort de penser ainsi. Les dangers étaient réels ; il avait eu l'occasion de s'empoisonner vingt fois ! Un goût douteux à la bouche, il passa le bois en trottinant, encore une fois déterminé à contourner la mer. Il s'arrêtait quelques heures plus tard. C'était une fumée épaisse s'échappant d'un coin de la grève qui l'avait interrompu dans son entreprise. N'ayant rien de mieux à faire, et s'ennuyant fermement —il n'était plus habitué à l'absence des conversations de Marvel—, il prit sa direction. |
|  | | Gryf Guerrier


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 | Sujet: Re: 98 hommes et un héros de guerre Ven 5 Sep - 22:20 | |
| Désorientation, égarement, débilité, aveuglement, autant d'adverbes que l'on puisse attribuer à ce qu'il reçut. Le flash affectait tous les sens ; les yeux renvoyaient un néant d'encre, parsemé de vifs points lumineux clignotants. Une forte odeur d'humus agressait les narines, alors que les papilles renvoyaient un fort goût acide et amère, incroyablement terreux. La peau alertait d'une anormale source de chaleur, et d'une étrange absence de sol et (ou ?) de substances alentour. Son dernier sens fut malmené par un son prenant d'heavy metal, et de voix au fabuleux ensemble, suivant la mélodie à un volume inimaginable. Le temps se suspendit. À moins que ce ne fusse Gryf ? Étais-ce cela, mourir ? Déjà ?
Il aurait imaginé cela de manière bien plus calme, comment seulement se reposer une éternité, dans ce maelström ?
... —> http://ursarkar.rpgdynasty.net/plaines-enneigees-f120/la-neige-brule-t153.htm —> http://ursarkar.rpgdynasty.net/plaines-f161/confusions-t152.htm —> http://ursarkar.rpgdynasty.net/ocean-looxleetien-f93/hisse-et-oh-t151.htm ... |
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